Comment diagnostiquer la maladie de Parkinson ?

La maladie de Parkinson

Cette maladie touche environ 2% des seniors âgés de plus de 65 ans, mais elle peut également se déclencher plus tôt. Pour la déceler, seul un examen clinique attentif du patient permet d’aboutir à un diagnostic sûr de la maladie. Cela repose principalement sur l’observation de symptômes observés et répétés sur une longue période. On ne peut pas, en effet, déceler la maladie sur la base d’examens sérologiques ou par imagerie uniquement.

Une maladie à diagnostiquer par des symptômes cliniques

La maladie de Parkinson provoque des anomalies des mouvements corporels, en raison d’une affection du système nerveux central. Plus précisément, ce sont les neurones à dopamine qui sont affectés ; leur dégénérescence cause un déficit en dopamine, qui est la molécule indispensable pour assurer le lien entre deux neurones. Bien qu’il s’agisse d’une maladie dégénérative du cerveau, cette maladie ne se diagnostique pas par imagerie (scanner, IRM) ni à l’occasion d’une prise de sang. Le médecin commence tout d’abord par une recherche de signes cardinaux avant de vérifier d’autres éléments cliniques. En effet, on ne peut pas s’attendre à observer les mêmes symptômes chez tous les patients, d’où la nécessité d’effectuer différents tests. Les personnes majoritairement touchées par Parkinson sont âgées de plus de 60 ans. On estime à 10% les personnes atteintes et âgées de moins de 50 ans.

Les signes cliniques cardinaux qui définissent la maladie

En cas de suspicion, le médecin prend le patient en consultation afin de vérifier les principaux signes cardinaux. Dans le cadre du diagnostic de la maladie, on en décèle essentiellement trois. Le tout premier est le tremblement de repos. On l’observe lorsque le corps est au calme. Il disparaît durant le sommeil ou lorsqu’un mouvement volontaire est effectué. A noter toutefois que beaucoup de malades qui souffrent de cette maladie n’ont jamais été sujets à un tel symptôme. Le deuxième des signes cardinaux est ce qu’on appelle la bradykinésie. Il s’agit d’une difficulté pour le corps à initier des mouvements. Ceux-ci sont alors difficiles et ralentis. Dans les autres signes cardinaux associés à la maladie de Parkinson, on peut citer la rigidité musculaire. Elle s’observe par une forte rigidité des muscles, causée par une hypertension. A noter toutefois que ces signes n’apparaissent qu’au bout de 5 à 10 ans après le commencement de la dégénérescence des neurones. Raison pour laquelle il est nécessaire d’investiguer de façon plus approfondie en cas de doute sur le diagnostic, à cause de l’absence d’observation de signes cardinaux.

Les autres éléments permettant d’établir un diagnostic définitif

Si les trois symptômes décrits précédemment constituent les valeurs prédictives positives les plus probables (le tremblement de repos, la rigidité musculaire et la bradykinésie), d’autres signes cliniques peuvent également mener le praticien vers le diagnostic final de cette maladie invalidante. En effet, on observe chez certains patients une asymétrie des symptômes très marquée. Cela signifie qu’un côté du corps peut être plus touché que l’autre. Parmi les autres symptômes qui peuvent être associés au diagnostic de cette maladie, on peut citer une chute de la pression artérielle, des troubles de la parole et une perte de l’odorat, un état dépressif et des troubles de la digestion. Le diagnostic de la maladie peut être également confirmé par l’observation du patient lors de la prise d’un traitement adapté. En raison de la réduction de vitesse pour réaliser les gestes du quotidien et la difficulté à se déplacer, les personnes souffrant de cette maladie connaissent une diminution très importante de leur autonomie. 

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